Pourquoi je fais mes cosmétiques ou que j’achète que des cosmétiques artisanaux ?

178

Installée derrière mes fourneaux, la maison est imprégnée de l’odeur du chocolat. Et non, mon amour, il n’y aura pas de gâteau au chocolat : c’est juste mon baume à lèvres. Et si nous revenions au début.

Tout a commencé il y a quelques années avec cette simple question : Est-ce que je sais vraiment ce qu’il y a dans mes produits cosmétiques ?

La réponse était pour le moins étonnante : NON.

Des produits que j’utilisais tous les jours (ou presque), en contact direct avec le plus grand organe de mon corps, à savoir la peau, et je n’avais pas la moindre idée de ce qu’ils renfermaient ni de l’impact qu’ils pouvaient avoir sur ma santé. Oui, j’aurais pu croire naïvement que si c’est en vente, c’est que c’est sans danger. Mais combien de produits d’usage quotidien ont été retirés du marché après avoir été identifiés comme perturbateurs endocriniens, cancérigènes ou pire encore ?

Il était grand temps pour moi de faire le ménage. J’ai commencé par acheter un simple dictionnaire : A Consumer’s Dictionary of Cosmetic Ingredients, 7ᵉ édition. De toute évidence, je n’étais pas la première à me poser ces questions.

Je l’ai ouvert à « Sodium Laureth Sulfate ». Cet ingrédient est partout : savon pour le visage, gel douche, shampoing doux, gel pour bébé… En plus d’être irritant pour la peau et les yeux, son utilisation, autorisée dans les années 1980, est encore remise en question aujourd’hui. Pourtant, en attendant de savoir s’il est réellement nocif, on continue d’en produire et d’en distribuer en masse. Alors, j’ai passé des heures à vider mes placards, produit après produit.

Ai-je envie d’être un cobaye ? Dit comme ça, c’est un peu alarmiste, non ? Mais c’est ce que j’ai ressenti : j’étais un cobaye qui, contrairement aux essais cliniques, payait pour qu’on effectue des tests sur lui. Armée de mon dictionnaire, je suis retournée dans les magasins. Cependant, la tâche était si ardue que je me suis demandé si la méthode de nos grands-mères n’était pas finalement la meilleure. Nos arrière-grands-mères avaient leurs petites astuces, leurs secrets bien gardés, et elles n’avaient rien à nous envier.

Oui, je suis pour l’évolution, mais quand on fonce droit dans le mur, il faut savoir s’arrêter, reculer, et retrouver le bon chemin.

Il reste important que chacune choisisse la voie qui lui convient. Pour moi, ce chemin passe par la cuisine.

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Close
Floralysworld © Copyright 2020. All rights reserved.
Close